Illustration de la prostate entourant l’urètre, sous la vessie.

Dossier patient

Adénome de la prostate

Comprendre les troubles urinaires et les solutions pour retrouver du confort.

L’essentiel

Comprendre ce qui gêne
le passage des urines.

L’adénome est une augmentation bénigne du volume de la prostate. Fréquent avec l’âge, il peut rester sans symptôme ou entraîner une gêne urinaire.

La prostate entoure l’urètre, juste sous la vessie.
La prostate se situe sous la vessie.
L’urètre la traverse pour évacuer les urines.
  1. Une glande sous la vessie

    La prostate entoure l’urètre, le canal qui conduit les urines vers l’extérieur. Elle participe aussi à la production du liquide séminal.

  2. Un passage qui peut se resserrer

    En augmentant de volume, la prostate peut comprimer ce canal et rendre la vidange de la vessie plus difficile.

  3. Votre gêne compte autant que la taille

    L’intensité des symptômes ne dépend pas uniquement du volume de la prostate. Le bilan prend aussi en compte votre confort au quotidien.

Reconnaître

Ce qui change au quotidien.

Les symptômes s’installent progressivement et peuvent évoluer par poussées. Leur retentissement sur votre vie compte autant que leur présence.

Un jet plus faible

Le jet urinaire perd de sa force ; il peut devenir difficile de commencer à uriner.

Des efforts pour uriner

Vous avez l’impression de devoir pousser pour évacuer les urines.

Des envies plus fréquentes

Les passages aux toilettes se multiplient, notamment la nuit, parfois pour de petits volumes.

Des envies urgentes

Le besoin d’uriner arrive soudainement et devient difficile à différer.

Une vidange incomplète

Vous avez la sensation que la vessie n’est pas complètement vide après avoir uriné.

Évaluer

Faire le point avant de choisir.

01

La consultation

Le médecin évalue vos symptômes et leur gêne. L’examen clinique, notamment le toucher rectal, renseigne sur la taille et la consistance de la prostate.

02

L’analyse des urines

L’ECBU recherche une infection urinaire. Les examens sont choisis selon votre situation et les signes associés.

03

L’échographie

Elle peut notamment évaluer la quantité d’urine restant dans la vessie après la miction : le résidu post-mictionnel.

Les solutions

Un traitement adapté à votre gêne.

Un patient et une soignante comparent les possibilités de prise en charge.

L’opération n’est pas systématique. Le choix dépend des symptômes, du bilan, des complications éventuelles et de vos préférences.

Surveiller

En l’absence de gêne ou de complication, une surveillance peut être proposée.

Traiter par médicaments

Des médicaments peuvent améliorer les symptômes et agir sur les effets de l’augmentation du volume prostatique.

Énucléation laser

Retirer le tissu qui fait obstacle.

Le laser permet de traiter l’adénome par les voies naturelles. Selon la technique et la situation, il peut réduire le saignement et la durée d’hospitalisation.

Passer à la suite

Le geste · 01 / 04

Accéder par l’urètre.

Sous anesthésie générale ou locorégionale, le chirurgien introduit un endoscope par l’urètre. Une caméra permet de repérer le canal, la prostate et la vessie.

Ce que cela signifie pour vousCet accès se fait par les voies naturelles, sans incision de la peau.

Le geste · 02 / 04

Séparer l’adénome.

Le laser permet de séparer l’adénome de la partie périphérique de la prostate, en suivant leur plan de séparation. Les petits vaisseaux sont contrôlés au fil du geste.

Ce que cela signifie pour vousLe tissu qui fait obstacle est détaché ; le reste de la prostate est conservé.

Le geste · 03 / 04

Retirer les tissus.

Les tissus détachés sont placés dans la vessie, puis fragmentés et aspirés avec un instrument appelé morcellateur, sous contrôle de la caméra.

Ce que cela signifie pour vousLes fragments sont récupérés pour une analyse au microscope.

Le geste · 04 / 04

Drainer la vessie.

Une sonde urinaire est laissée temporairement pour drainer la vessie. Un lavage peut être utilisé pour éviter l’accumulation de caillots.

Ce que cela signifie pour vousLe retrait de la sonde et votre sortie sont décidés selon les suites, avec des consignes précises.

Repères anatomiques
Le geste d’énucléation, en quatre temps Vue de face simplifiée. La vessie est au-dessus de la prostate. L’endoscope suit l’urètre. Le laser sépare l’adénome ; les tissus sont ensuite morcelés dans la vessie et aspirés. Une sonde assure temporairement le drainage. La partie périphérique de la prostate est conservée. VessieProstateUrètre L’accès par l’urètre Le plan deséparation Les tissus libérés,dans la vessie Une sondetemporaire
L’endoscope remonte par l’urètre.
Prostate conservéeAdénome à retirer
Défilez ou choisissez une étape
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Vue de face simplifiée · proportions et mouvements schématiques. Repères AFU ↗

L’analyse microscopique des tissus est possible après leur extraction. Les modalités de l’intervention sont expliquées par votre chirurgien.

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Schéma du principe UroLift : des implants maintiennent les tissus prostatiques écartés de l’urètre.
Le principe des implants UroLift · Schéma d’illustration.

Une technique à découvrir

UroLift : écarter les tissus,
libérer le passage.

De petits implants maintiennent les tissus prostatiques à distance de l’urètre, sans retirer de tissu ni utiliser de chaleur.

Cette option peut se discuter dans certaines situations, notamment lorsque la préservation de l’éjaculation est une priorité. Elle dépend de votre anatomie et de votre bilan.

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Le geste, les bénéfices, les limites et les suites : les repères utiles avant de décider.

Énucléation laser · En pratique

Avant l’intervention, puis le retour chez vous.

Préparer l’intervention

  • Une consultation préopératoire avec l’anesthésiste.
  • Une analyse d’urine pour rechercher et, si nécessaire, traiter une infection.
  • Les consignes personnalisées de l’équipe : une infection non traitée peut conduire à reporter l’intervention.

Organiser la récupération

L’hospitalisation est généralement courte. La sonde est souvent retirée dans les premiers jours ; la sortie est autorisée après vérification de la reprise des mictions.

Des traitements peuvent être prescrits selon les suites. Le délai de reprise du travail, des efforts et de la sexualité est fixé avec le chirurgien en fonction de votre récupération.

Quels délais prévoir ?

À titre indicatif, on peut prévoir une hospitalisation d’environ 24 heures, un retrait de sonde à un ou deux jours et une reprise du travail autour de 20 à 30 jours. Ces délais sont indicatifs : les consignes remises pour votre intervention prévalent. La reprise de la sexualité doit également être confirmée avec le chirurgien.

Les risques à connaître

Leur probabilité dépend notamment de votre situation et de l’intervention. Ils sont expliqués avant votre décision.

Saignements et caillots

Du sang peut être présent dans les urines pendant plusieurs jours à quelques semaines. Une nouvelle intervention peut parfois être nécessaire pour retirer des caillots accumulés dans la vessie.

Envies fréquentes, urgentes ou brûlures

Une irritation de la vessie peut persister plusieurs semaines, parfois plusieurs mois, et nécessiter un traitement adapté.

Infection urinaire

Une infection urinaire peut survenir et nécessiter un traitement antibiotique.

Modification de l’éjaculation

Une éjaculation rétrograde peut survenir : le sperme se dirige vers la vessie. Ce point et ses conséquences doivent être discutés avant l’intervention.

Fuites urinaires

Une incontinence peut survenir ; elle est souvent transitoire. Sa persistance nécessite une réévaluation.

Rétrécissement secondaire

Plus rarement, un rétrécissement de l’urètre ou du col de la vessie peut nécessiter une nouvelle intervention.

Questions fréquentes

Vos questions. Nos réponses.

Des réponses pour préparer votre consultation et vos choix de traitement.

Quel traitement correspond à ma gêne et à mon bilan ?

Le choix dépend de vos symptômes, de leur impact au quotidien, du bilan de la prostate et de votre état de santé. Une surveillance peut suffire si la gêne est faible et sans complication. Des médicaments ou une intervention se discutent dans les autres situations.

Décrivez surtout ce qui vous gêne et ce que vous souhaitez améliorer.

Les traitements expliqués par l’Assurance Maladie ↗