Coupe anatomique montrant la vessie, la prostate, l’urètre et les vésicules séminales.

Dossier patient

Cancer de la prostate

Comprendre la maladie, le parcours diagnostique et les options de traitement pour préparer un échange éclairé avec votre médecin.

Anatomie et fonction

Une petite glande située sous la vessie.

La prostate entoure le début de l’urètre, le canal qui permet à l’urine de sortir de la vessie. Elle participe à la production du liquide séminal.

Avec l’âge, son volume peut augmenter. Les troubles urinaires sont souvent liés à un adénome bénin ou à une autre cause et ne signifient pas automatiquement qu’un cancer est présent.

Anatomie interactive

Quatre repères pour comprendre la prostate.

Explorez les structures qui l’entourent et le rôle de chacune.

Stocker l’urine

La vessie

Située au-dessus de la prostate, la vessie est un réservoir musculaire. Elle stocke l’urine produite par les reins avant son évacuation par l’urètre.

Une glande sous la vessie

La prostate

La prostate entoure la partie initiale de l’urètre et participe à la production du liquide séminal. Cette proximité avec le canal urinaire explique son rôle dans certains troubles de la miction.

Évacuer l’urine

L’urètre

L’urètre conduit l’urine de la vessie vers l’extérieur. Chez l’homme, il traverse la prostate puis poursuit son trajet dans le pénis.

Participer au liquide séminal

Les vésicules séminales

Situées derrière la vessie et proches de la prostate, les vésicules séminales sécrètent une partie du liquide qui compose le sperme.

Vessie
Coupe anatomique montrant la vessie, la prostate sous la vessie, l’urètre et les vésicules séminales en arrière.
Schéma anatomique simplifié
Sélectionnez un repère

Facteurs de risque

Le risque n’a pas
une cause unique.

Ces repères aident à personnaliser la discussion avec votre médecin. Un facteur de risque ne constitue pas un diagnostic.

Âge

Le risque augmente avec l’âge ; la maladie est très rare avant 50 ans.

Antécédents familiaux

Le risque peut être plus élevé lorsqu’un proche a été atteint.

Origines africaines ou antillaises

Une vigilance particulière peut être discutée avec le médecin.

Certaines expositions

Des facteurs environnementaux ou professionnels peuvent entrer dans l’évaluation individuelle.

Symptômes

Au début, le cancer de la prostate ne provoque généralement aucun symptôme.

Des difficultés à uriner, un jet faible, des envies fréquentes ou du sang dans les urines doivent conduire à consulter, mais ces signes ont de nombreuses causes possibles, souvent non cancéreuses.

À signaler

Du sang dans les urines ou le sperme doit toujours être signalé à un médecin.

Détection précoce

Une décision à prendre après information, pas un test automatique.

Un patient échange avec une soignante avant de prendre une décision.

Il n’existe pas de programme national de dépistage organisé du cancer de la prostate en France. Le dosage du PSA peut détecter une anomalie, mais un PSA élevé n’est pas spécifique du cancer.

Le test peut aussi révéler des cancers qui n’auraient jamais causé de problème. Les bénéfices, limites, risque de surdiagnostic et conséquences d’examens supplémentaires doivent donc être discutés avec le médecin, en tenant compte de l’âge et des facteurs de risque.

PSA

Une prise de sang

Le résultat s’interprète dans le temps et avec le contexte clinique.

TR

Le toucher rectal

Il renseigne sur le volume et la consistance de la prostate.

Parcours diagnostique

Chaque examen répond à une question.

Du premier signal au bilan complet : comprendre ce que chaque examen apporte, sans conclure trop tôt.

Votre parcours1 / 4
Un patient et un professionnel de santé examinent ensemble des documents médicaux.
Faire le point avant de choisir les examens.

Faites défiler ou choisissez une étape.

Le premier échange

Faire le point sur votre situation

Échange médical, examen clinique et, selon la situation, dosage sanguin du PSA. Vos antécédents et les résultats déjà disponibles orientent la suite du bilan.

L’imagerie

Repérer les zones suspectes

L’IRM prostatique aide à localiser d’éventuelles zones suspectes et à préparer la suite du bilan. Elle contribue à décider si des prélèvements sont nécessaires et à les guider.

L’analyse des tissus

Confirmer et caractériser

Des biopsies ciblées et/ou systématiques permettent de confirmer le diagnostic. Leur analyse précise notamment le score de Gleason et le groupe ISUP, qui renseignent sur l’agressivité du cancer.

Comprendre les biopsies par fusion IRM–échographie ↗

La vue d’ensemble

Préciser le risque et l’étendue

Le grade ISUP, le PSA et l’imagerie servent à estimer le niveau de risque. Lorsque nécessaire, des examens complémentaires recherchent une éventuelle atteinte des ganglions ou à distance. Le dossier est ensuite discuté en équipe pluridisciplinaire.

Étendue de la maladie

Où se situe la maladie ?

Le stade décrit la localisation du cancer. Ces situations ne constituent pas un parcours obligatoire : les atteintes locales, ganglionnaires et à distance peuvent être associées.

Dans la prostate

Cancer localisé

La tumeur reste à l’intérieur de la glande. Son niveau de risque guide la discussion entre surveillance active et traitement local.

Autour de la prostate

Cancer localement avancé

La tumeur dépasse les limites de la prostate ou atteint les tissus voisins, comme les vésicules séminales.

Dans les ganglions régionaux

Atteinte ganglionnaire

Des cellules cancéreuses sont présentes dans les ganglions proches de la prostate. Cette information complète le bilan local.

Dans un site à distance

Cancer métastatique

La maladie a atteint d’autres sites, par exemple les os ou des ganglions éloignés. Les traitements sont adaptés à cette extension.

Les traitements

Plusieurs options.
Une décision avec vous.

Le choix dépend du risque, de l’étendue de la maladie, de votre santé et de vos préférences.

Ce ne sont pas des étapes à suivre. Certaines approches peuvent être associées.

Faites défiler ou sélectionnez une option.

Surveiller sans traiter immédiatement

Surveillance active

Pour certains cancers localisés à faible risque : contrôles réguliers du PSA, consultations, IRM et parfois nouvelles biopsies.

Un suivi organisé, avec un traitement envisagé si la situation évolue.

Retirer la prostate

Chirurgie

La prostatectomie radicale retire la prostate et les vésicules séminales. Elle peut être réalisée par voie ouverte, laparoscopique ou robot-assistée.

La voie opératoire et les conséquences fonctionnelles sont discutées avec votre urologue.

Le rôle de l’assistance robotique ↗

Traiter par les rayonnements

Radiothérapie

Externe ou, dans certaines situations, par curiethérapie. Elle peut être proposée seule ou associée à d’autres traitements.

La technique et le calendrier sont adaptés à votre situation.

Réduire la stimulation hormonale

Hormonothérapie

Elle réduit l’action des hormones masculines qui stimulent les cellules tumorales et peut être associée à un traitement local ou systémique.

Elle peut s’intégrer à une association de traitements.

Agir dans l’organisme

Chimiothérapie

Elle peut être indiquée dans certaines formes avancées ou métastatiques, selon les caractéristiques et l’évolution de la maladie.

L’indication dépend du bilan et des traitements déjà reçus.

Cibler des caractéristiques du cancer

Traitements ciblés et radioligands

Certaines anomalies moléculaires ou situations cliniques ouvrent l’accès à des traitements spécialisés, après bilan adapté.

Des examens spécifiques peuvent être nécessaires pour déterminer leur intérêt.

Bras et instruments articulés du système de chirurgie robot-assistée da Vinci Xi.
Illustration de la technologie robotique · Visuel Intuitive.

Le rôle de la robotique

Une voie possible pour certaines prostatectomies.

La chirurgie robot-assistée permet au chirurgien de travailler par petites incisions, avec une vision agrandie en trois dimensions et des instruments articulés. Son intérêt est évalué au cas par cas.

Comprendre la prostatectomieLe rôle de la chirurgie robotique ↗

Qualité de vie

Parler des effets possibles fait partie de la décision.

Leur fréquence, leur intensité et leur durée varient selon la technique, la situation et chaque patient.

Fonction urinaire

Fuites urinaires, irritations ou difficultés à uriner peuvent survenir. Une prise en charge et une rééducation peuvent être proposées.

Fonction sexuelle

La fonction érectile, l’éjaculation et la libido peuvent être modifiées. Il est utile d’aborder ce sujet avant le traitement.

Effets généraux

Fatigue, bouffées de chaleur, modification du poids, de l’os ou du métabolisme peuvent notamment accompagner certains traitements médicaux.

Effets digestifs ou sanguins

Selon le traitement : troubles digestifs, diminution des cellules sanguines ou risque infectieux nécessitent une surveillance adaptée.

Vos questions. Nos réponses.

Des réponses pour préparer votre échange avec l’urologue.

Un PSA élevé signifie-t-il que j’ai un cancer ?

Non. Le PSA peut aussi augmenter avec un adénome bénin, une inflammation ou une infection. Votre médecin l’interprète avec vos antécédents, l’examen clinique et les résultats précédents. Selon la situation, un contrôle ou des examens complémentaires peuvent être proposés.

Assurance Maladie · Le diagnostic

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