Le cancer
Retirer la prostate et les vésicules séminales. Le bilan et la discussion pluridisciplinaire guident la décision.
Chirurgie du cancer de la prostate
Traiter le cancer de la prostate et accompagner votre récupération urinaire et sexuelle, dans un parcours coordonné à l’Hôpital privé de Versailles.

01 · Les repères essentiels
Ces trois objectifs se discutent ensemble. La sécurité du traitement du cancer guide le geste.
Retirer la prostate et les vésicules séminales. Le bilan et la discussion pluridisciplinaire guident la décision.
Préserver au mieux les structures de contrôle urinaire et accompagner leur récupération.
Adapter la préservation nerveuse au cancer et prévoir un accompagnement dès la préparation.
02 · Comprendre
La prostatectomie totale, aussi appelée radicale, associe deux gestes complémentaires.
Explorer le geste en trois étapesCe qui est retiré
La prostate est retirée en totalité, avec les vésicules séminales.
Ce qui est reconstruit
La vessie est reliée à l’urètre par une suture appelée anastomose.
Une intervention adaptée à votre situation
Les ganglions du bassin sont prélevés seulement lorsque le bilan le justifie. Comprendre les décisions personnalisées ↓
La chirurgie peut être proposée pour un cancer localisé et, dans certaines situations, localement avancé. Le choix dépend du PSA, de l’IRM, des biopsies, du bilan d’extension, de votre état général et de vos préférences.
Un diagnostic de cancer ne conduit pas systématiquement à une opération. Selon le risque, la surveillance active, la radiothérapie ou la curiethérapie peuvent être discutées. Votre dossier est examiné en réunion de concertation pluridisciplinaire.
Comprendre les options de traitementUne vision en relief agrandie et des instruments articulés facilitent la dissection et les sutures fines. Les petites incisions peuvent alléger les suites par rapport à une chirurgie ouverte.
Ces bénéfices ne sont pas automatiques. Le chirurgien commande chaque geste depuis la console ; le robot n’agit jamais seul.
Comprendre la chirurgie robotique
03 · Avant l’intervention
Un temps dédié avant le séjour
L’hôpital de jour réunit plusieurs professionnels autour de votre préparation médicale, physique, nutritionnelle et psychologique. Les échanges personnels restent individuels ; certains ateliers se déroulent en petit groupe.
Découvrir notre hôpital de jourApportez les examens demandés et la liste complète de vos médicaments, notamment les anticoagulants et antiagrégants. Leur adaptation est décidée par les médecins. Respectez les consignes de jeûne, d’hygiène et les examens prescrits.
Signalez une difficulté nutritionnelle, une consommation de tabac ou un besoin d’aide au retour. Une initiation aux exercices du périnée peut être proposée. Un projet de paternité se discute avant l’intervention, pour envisager la conservation de spermatozoïdes.
Une demi-journée associe des rencontres individuelles et des temps collectifs. Selon les besoins : urologue, infirmière de coordination et RAAC, anesthésiste, diététicienne, kinésithérapeute et accompagnement psychologique ou sexologique.
04 · Le geste, étape par étape
Une seule vue pour comprendre les trois principes de la prostatectomie totale. Votre chirurgien adapte chaque geste à votre situation.
01 / 03 · Retirer
Le chirurgien libère progressivement la prostate et les vésicules séminales. Il repère les structures voisines et contrôle les vaisseaux.
Pour vous
Le geste est adapté à votre anatomie et à l’extension du cancer.
La préservation du sphincter et des nerfs est adaptée à la situation. Le prélèvement de ganglions n’est pas systématique.
02 / 03 · Raccorder
La vessie est reliée à l’urètre par une suture appelée anastomose. La suture est réalisée autour d’une sonde urinaire ; son étanchéité est contrôlée selon la technique utilisée.
Pour vous
Une nouvelle jonction permet à l’urine de passer de la vessie vers l’urètre.
Le schéma simplifie le mouvement des tissus : il ne reproduit pas tous les temps opératoires.
03 / 03 · Protéger
La sonde traverse temporairement la suture et permet à l’urine de s’écouler pendant la cicatrisation. Elle peut rester en place à votre retour à domicile.
Pour vous
Le retrait de la sonde est organisé à la date fixée par votre chirurgien.
La sonde est déjà présente lors de la suture : elle est mise en évidence ici pour expliquer son rôle.
Sous anesthésie générale, les vérifications de sécurité précèdent l’installation. De petites incisions permettent d’introduire la caméra et les instruments. Un gaz crée l’espace de travail de la cœlioscopie.
Le sphincter urinaire est préservé autant que possible. Le plan de dissection des bandelettes neurovasculaires est adapté de chaque côté au risque tumoral et aux constatations au bloc.
Certains ganglions du bassin peuvent être retirés pour une analyse au laboratoire. Leur prélèvement repose sur l’estimation individualisée du risque d’atteinte ganglionnaire.
La pièce opératoire est placée dans un sac puis extraite par une incision adaptée. Un drain peut être laissé selon la situation. Les tissus sont adressés au laboratoire. L’analyse définitive précise l’extension du cancer et guide la surveillance ou d’autres traitements.
La préservation nerveuse ou l’étendue du geste peuvent être ajustées si la situation l’exige. Une difficulté anatomique, un saignement ou un événement imprévu peuvent nécessiter un geste complémentaire ou une conversion en chirurgie ouverte.
Le compte rendu opératoire décrit ce qui a été réalisé. La durée de l’intervention varie selon sa complexité et la réalisation éventuelle d’un curage.

La prostate se situe sous la vessie. L’urètre, le canal par lequel s’écoule l’urine, traverse la glande. Les vésicules séminales se trouvent en arrière de la vessie.
L’animation reprend ce repère anatomique pour mettre en évidence les trois principes du geste.
EN IMAGES · POUR MIEUX COMPRENDRE
Une animation pédagogique complète les trois repères. Vous choisissez quand la lancer et pouvez la mettre en pause à tout moment.
05 · Deux décisions personnalisées
Les nerfs participant à l’érection cheminent au contact de la prostate. Une préservation des deux côtés, d’un seul côté ou parfois partielle peut être envisagée.
L’IRM, les biopsies, la fonction érectile avant la chirurgie et les constatations opératoires guident ce choix. Une tumeur trop proche des nerfs peut imposer une résection plus large.
Conserver les nerfs ne garantit pas les érections. Ils peuvent fonctionner moins bien après la dissection.
Le prélèvement recherche une atteinte parfois invisible sur les examens. Il précise le stade et aide à orienter la suite du traitement.
Son indication repose sur le bilan et, si utile, sur des outils de calcul validés. En cas de faible risque, ne pas réaliser de curage peut être approprié.
Une accumulation de lymphe, appelée lymphocèle, ou un gonflement peuvent survenir après curage. Signalez-les.
L’intérêt du curage pour préciser le stade est établi. Son bénéfice thérapeutique propre reste discuté.
06 · L’hospitalisation
Avant votre départ, l’équipe explique comment fixer la sonde, vider la poche et vérifier l’écoulement. Ne la faites pas retirer ou remettre en place sans avis urologique.
Une gêne, des spasmes de vessie, quelques fuites autour de la sonde ou une urine légèrement rosée peuvent survenir. Une sonde qui n’écoule plus, des caillots importants ou une douleur associée nécessitent un contact rapide.
Retrouver les signes d’alerteDes douleurs des incisions, des tiraillements, un ballonnement ou une gêne aux épaules liée au gaz peuvent survenir. Les antalgiques sont adaptés ; signalez une douleur importante ou croissante.
Le lever accompagné, la marche et l’alimentation reprennent dès que votre état le permet. Alternez des activités courtes et du repos. Une fatigue transitoire est fréquente.
Vous recevez les prescriptions, les consignes de soins, les rendez-vous et les contacts utiles. La prévention de la phlébite dépend de votre risque et du geste réalisé. Suivez la prescription sans modifier vous-même les traitements.
07 · La qualité de vie
Des fuites peuvent apparaître après le retrait de la sonde, notamment en se levant, en toussant ou à l’effort. Leur importance varie. L’amélioration se fait souvent sur plusieurs semaines à plusieurs mois et peut se poursuivre au-delà d’un an.
La rééducation périnéale est adaptée à la cicatrisation et à votre situation. Les protections et la prise en charge d’éventuelles envies urgentes sont personnalisées.
Une incontinence persistante doit être évaluée. Des traitements existent : rééducation ciblée et, dans certains cas, bandelette sous-urétrale ou sphincter urinaire artificiel.
Les troubles de l’érection sont fréquents. La récupération peut prendre plusieurs mois, parfois deux ans ou davantage, et rester incomplète. L’âge, les érections avant l’opération, le diabète et la santé vasculaire influencent aussi les suites.
Un accompagnement précoce permet de discuter comprimés, pompe à vide, injections intracaverneuses ou, dans certaines situations, implant pénien. Ils visent une sexualité satisfaisante, sans garantir le retour des érections spontanées.
Votre partenaire peut participer aux échanges si vous le souhaitez. Signalez vos difficultés et vos attentes à l’équipe.
08 · Après le retour
Un repère fréquent pour le premier dosage du PSA, selon le calendrier remis par l’équipe.
Des contrôles réguliers surveillent ensuite son évolution. Un PSA persistant ou qui remonte conduit à une évaluation, en tenant compte de l’analyse des tissus et de sa progression.
Une radiothérapie complémentaire ou de rattrapage, parfois associée à un traitement hormonal, peut être discutée en réunion pluridisciplinaire. Le suivi porte aussi sur la continence, les érections, la douleur et les activités.
EAU · Surveillance après traitement du cancer de la prostate
Elle précise le grade du cancer, son extension, les marges chirurgicales et les ganglions lorsqu’un curage a été réalisé. Une marge positive signifie que des cellules tumorales atteignent une limite de la pièce retirée. Elle ne signifie pas automatiquement qu’un traitement immédiat sera nécessaire.
Augmentez progressivement la marche selon votre tolérance. Évitez initialement les charges lourdes et les efforts abdominaux importants. Le sport intense, le vélo et les activités sollicitant le périnée reprennent après accord du chirurgien.
La reprise du travail et de la conduite dépend de la fatigue, des douleurs, des médicaments et de vos contraintes. Un arrêt de plusieurs semaines peut être nécessaire. Demandez une date personnalisée.
La prostatectomie reste une chirurgie importante. Les risques comprennent un saignement pouvant nécessiter une transfusion ou une reprise, une infection, une phlébite ou une embolie pulmonaire et des complications liées à l’anesthésie. Une fuite au niveau de la suture urinaire peut prolonger le drainage et le port de la sonde.
Plus rarement, une lésion du rectum, d’un uretère, d’un vaisseau ou d’un organe voisin peut nécessiter une réparation, exceptionnellement une dérivation digestive temporaire. Des troubles du transit, une hernie, un rétrécissement de l’anastomose ou une complication liée à la position opératoire sont possibles. Le curage ajoute notamment un risque de lymphocèle.
Les troubles érectiles et l’incontinence peuvent persister. L’absence d’éjaculation est une conséquence attendue et définitive. Le chirurgien et l’anesthésiste précisent les risques selon votre situation ; l’assistance robotique ne les supprime pas.
Questions fréquentes
Des repères pour préparer votre échange avec l’urologue.
Non. Le chirurgien commande les instruments depuis une console. Le système reproduit ses gestes et ne prend aucune décision. Une équipe reste auprès de vous pendant toute l’intervention.
Urologie Versailles
Notre équipe vous accompagne pour comprendre les choix, préparer le séjour et organiser les suites.
Prendre rendez-vousContenu patient et repères locaux fournis par Urologie Versailles. Mise à jour éditoriale : 21 septembre 2026. Les consignes personnalisées de votre équipe médicale restent la référence. Références consultées en septembre 2026.