Revoir les examens
L’imagerie est revue pour localiser la jonction et un éventuel vaisseau croisant. La prise de sang contrôle la fonction rénale et la coagulation. Un examen des urines peut être demandé pour écarter une infection.
Dossier technique · Urologie Versailles
Reconstruire le passage entre le rein et l’uretère pour améliorer l’écoulement des urines. Découvrez le geste, la sonde JJ et les suites de l’intervention à Versailles.

Les repères essentiels
La pyéloplastie corrige un obstacle entre le bassinet, la cavité qui collecte l’urine dans le rein, et l’uretère, le conduit vers la vessie. Le chirurgien retire la portion rétrécie puis reconnecte les tissus sains pour créer un passage plus large.
À l’Hôpital privé de Versailles, cette reconstruction peut être réalisée par cœlioscopie robot-assistée sous anesthésie générale. Une sonde JJ maintient temporairement le drainage pendant la cicatrisation.
Comprendre en images

Cette page détaille l’intervention. Les symptômes, le bilan et le choix entre surveillance et opération sont expliqués dans le dossier consacré au syndrome de la jonction .
01 · Avant l’intervention
L’imagerie est revue pour localiser la jonction et un éventuel vaisseau croisant. La prise de sang contrôle la fonction rénale et la coagulation. Un examen des urines peut être demandé pour écarter une infection.
La consultation d’anesthésie prépare votre prise en charge. Signalez vos antécédents, vos allergies et tous vos médicaments.
Prévoyez les documents d’admission, le transport et l’aide utile à domicile. Suivez les horaires de jeûne et les consignes d’hygiène remis par l’équipe.
02 · Pendant l’intervention
Parcourez le geste à votre rythme. Ces temps décrivent le principe habituel ; l’intervention peut être adaptée à votre situation.
Sous anesthésie générale, de petites incisions permettent d’introduire la caméra et les instruments. Le chirurgien contrôle chaque mouvement depuis la console.
Le côlon est mobilisé si nécessaire pour atteindre le rein, le bassinet et le début de l’uretère. La voie d’abord dépend de votre anatomie et de vos antécédents.
Il s’agit d’une chirurgie de reconstruction, même si les incisions sont petites.
Le bassinet, l’uretère et la zone rétrécie sont dégagés avec précision. Le chirurgien recherche notamment un vaisseau polaire inférieur croisant la jonction.
Un vaisseau croisant est pris en compte dans la réparation pour éviter une nouvelle compression.
La technique la plus fréquente retire la portion rétrécie avant de raccorder les segments sains : on parle de résection et d’anastomose.
Si le bassinet est très dilaté, il peut être remodelé.
Le geste traite la zone qui fait obstacle ; il ne consiste pas à retirer le rein.
L’extrémité saine de l’uretère est ouverte longitudinalement sur quelques millimètres. Cette préparation permet un raccordement plus large.
Le chirurgien préserve autant que possible la vascularisation des tissus.
La qualité des tissus et l’absence de tension favorisent la cicatrisation.
Le bassinet est raccordé à l’uretère par une suture fine. Si un vaisseau croise la jonction, le nouvel abouchement est organisé pour éviter sa compression.
Le but est de créer une connexion large, étanche et sans tension.
Une sonde JJ est placée entre le rein et la vessie pendant la reconstruction. Elle facilite le drainage au cours de la cicatrisation.
Le chirurgien vérifie l’étanchéité. Un drain près du rein peut être utilisé temporairement, mais n’est pas systématique.
La sonde est temporaire : la date et les modalités de son retrait font partie du parcours de soins.

Une vision en relief agrandie et des instruments articulés facilitent la dissection et les sutures fines. Les petites incisions peuvent alléger les suites par rapport à une chirurgie ouverte.
Ces bénéfices ne sont pas automatiques. Le chirurgien commande chaque geste depuis la console ; le robot n’agit jamais seul.
Comprendre la chirurgie robotique03 · Votre sonde JJ

Un petit tube souple relie le rein à la vessie. Ses deux extrémités recourbées le maintiennent en place. Il aide l’urine à franchir la zone réparée pendant la cicatrisation.

Elle passe dans l’urètre jusqu’à la vessie. Elle évacue l’urine dans une poche et aide l’équipe à surveiller les urines après l’anesthésie.
Ces symptômes peuvent être intermittents et s’atténuent après le retrait. Une fièvre, des frissons ou une douleur importante ne doivent jamais être attribués automatiquement à la sonde. Demandez rapidement un avis.
Un retrait autour de deux à trois semaines peut être prévu dans votre parcours à Versailles. Le délai dépend de la réparation et du protocole de l’équipe : la date figurant sur votre rendez-vous de sortie fait foi. D’autres protocoles prévoient un délai plus long.
Le retrait se fait habituellement par fibroscopie souple de la vessie, avec un gel anesthésiant local. Ce geste court ne nécessite généralement pas de nouvelle hospitalisation. Un contrôle des urines peut être demandé auparavant.
Si vous n’avez pas de rendez-vous de retrait, contactez l’équipe. Ne laissez pas la sonde en place sans suivi.
Vérifiez que vous savez quelle sonde reste en place, qui la retire et à quelle date.
04 · Après l’intervention
05 · Les risques à connaître
Votre chirurgien adapte l’information à votre anatomie, au fonctionnement du rein et aux éventuelles interventions antérieures.
Une infection peut nécessiter des antibiotiques. Si la suture laisse passer de l’urine, le drainage peut être prolongé ; un geste complémentaire est parfois nécessaire.
Une transfusion, une radiologie interventionnelle ou une réintervention sont parfois nécessaires. Un organe voisin peut être lésé ; le risque est expliqué avant l’opération.
La jonction peut rester insuffisamment drainée ou se rétrécir de nouveau. Un geste endoscopique ou une nouvelle chirurgie peuvent alors être discutés.
La sonde JJ peut être responsable de douleurs, d’une infection, d’un déplacement ou d’une obstruction. Une conversion en cœlioscopie classique ou en chirurgie ouverte peut être nécessaire si la reconstruction ne peut pas être poursuivie en sécurité.
Les risques généraux comprennent notamment la phlébite, l’embolie pulmonaire et les complications cardiovasculaires, respiratoires ou anesthésiques. Ils dépendent de votre état de santé et de vos antécédents.
La pyéloplastie améliore le plus souvent le drainage et soulage les douleurs liées à l’obstacle. Le résultat ne peut toutefois pas être garanti.
Des douleurs peuvent persister même si les examens montrent une amélioration. Elles nécessitent une réévaluation : elles ne prouvent pas à elles seules une récidive, pas plus que leur disparition ne dispense du contrôle prévu.

06 · Le contrôle postopératoire
Pas nécessairement. Les cavités du rein peuvent rester dilatées malgré un meilleur écoulement. L’urologue confronte l’imagerie, le drainage, la fonction du rein et vos symptômes.
Le calendrier des contrôles est individualisé. La scintigraphie, lorsqu’elle est indiquée, aide à évaluer le drainage et la contribution de chaque rein à la fonction rénale.
Comprendre la dilatation et le drainageQuestions fréquentes
Des repères pour préparer votre échange avec l’urologue.
Non. Le chirurgien dirige la caméra et les instruments depuis la console. L’assistance robotique facilite la dissection et les sutures fines, mais chaque geste et chaque décision restent humains.
Urologie Versailles
La consultation précise le geste envisagé, les bénéfices attendus et le parcours après l’opération. Le calendrier de retrait de la JJ et les examens de contrôle sont adaptés à votre situation.
Prendre rendez-vousInformation destinée aux patients, à adapter avec l’équipe soignante. Références consultées en septembre 2026.