Organes génitaux · Chirurgie du phimosis

Posthectomie et plastie du prépuce

Deux techniques pour traiter un prépuce trop serré. Comprendre ce qui change, préparer l’intervention et accompagner la cicatrisation.

Illustration d’un patient échangeant avec un médecin au sujet de sa prise en charge.
Comprendre les options.
Choisir avec votre urologue.Visuel d’illustration généré.

01 · Comprendre

Retirer ou conserver le prépuce ?

Le phimosis correspond à un anneau préputial trop serré pour découvrir facilement le gland. Une intervention peut être discutée en cas de symptômes importants, de récidive, d’échec du traitement médical ou de maladie cicatricielle du prépuce.

Posthectomie

AFU : retrait du prépuce puis aspect après suture de la posthectomie.
Le prépuce est retiré. Le gland reste découvert.
Schéma : Association française d’urologie (AFU).

Plastie du prépuce

AFU : les quatre temps de la plastie de Duhamel pour élargir le prépuce.
L’anneau serré est élargi en conservant le prépuce.
Schéma : Association française d’urologie (AFU).

Le choix repose sur l’examen du prépuce, la cause du phimosis, les antécédents et votre souhait. Une plastie est généralement moins adaptée en cas de lichen scléreux ou de fibrose importante.

Comprendre le phimosis

02 · Retirer le prépuce

La posthectomie, ou circoncision.

La posthectomie supprime le prépuce trop étroit. Elle peut être proposée pour un phimosis persistant ou récidivant, un prépuce très cicatriciel, des inflammations répétées ou certains paraphimosis récidivants après résolution de l’urgence.

Le chirurgien libère le prépuce, repère la peau et la muqueuse à retirer, puis les rapproche par des points habituellement résorbables après contrôle du saignement. Un pansement est mis en place.

Dans notre parcours, le geste est habituellement réalisé sous anesthésie générale, en ambulatoire. Une anesthésie locale complémentaire peut améliorer le confort des premières heures.

Les mécanismes de l’érection et de l’éjaculation sont conservés. Le glissement cutané et l’exposition du gland changent ; les sensations peuvent être perçues différemment.

03 · Conserver le prépuce

La plastie de Duhamel.

Cette technique élargit un anneau localement serré sans retirer le prépuce. Elle convient à certaines situations où le prépuce reste de bonne qualité et où le patient souhaite le conserver.

Le chirurgien incise la zone rétrécie longitudinalement sur sa face dorsale, puis ferme transversalement. Ce changement d’orientation augmente le diamètre de l’anneau. La rétraction puis la remise en place du prépuce sont contrôlées.

La plastie peut être réalisée en ambulatoire sous anesthésie générale. Une récidive reste possible. Après l’autorisation du chirurgien et la cicatrisation initiale, des décalottages doux entretiennent la souplesse. Ils ne doivent jamais être forcés pendant la phase douloureuse.

04 · La décision partagée

Deux techniques, des conséquences différentes.

RepèrePosthectomiePlastie de Duhamel
PrépuceRetiré ; gland découvertConservé ; anneau élargi
Prépuce très cicatriciel ou lichen scléreuxGénéralement privilégiéeSouvent inadaptée
Récidive du phimosisTrès faible après ablation complète de l’anneauPossible
Aspect et sensationsExposition permanente du glandCicatrice dorsale ; glissement conservé
Après cicatrisationSoins selon les consignesMobilisation douce après autorisation

05 · Votre intervention

Une journée en ambulatoire.

Votre parcours1 / 4
Un patient vérifie son ordonnance et la liste de ses médicaments.
Signaler ses traitements et préparer l’anesthésie.

Faites défiler ou choisissez une étape.

Préparer l’anesthésie

La consultation et le bilan organisent l’intervention. Respectez le jeûne et les consignes de l’équipe ; signalez vos traitements.

Être accueilli et opéré

L’équipe vérifie votre dossier et confirme le geste prévu. L’intervention se déroule habituellement sous anesthésie générale.

Récupérer sous surveillance

La douleur, le pansement et votre récupération sont contrôlés. Les conditions du retour sont vérifiées.

Rentrer avec vos consignes

Le retour a lieu le jour même lorsque les critères de sortie sont réunis. Vous recevez les prescriptions, les soins à réaliser et les contacts utiles.

06 · Les premières semaines

Laisser le temps à la cicatrisation.

01

Les premiers jours

Gonflement, ecchymoses et sensibilité du gland sont fréquents. Les érections nocturnes peuvent tirer sur la cicatrice.

02

Pendant les semaines suivantes

Toilette douce, soins et antalgiques selon l’ordonnance. Les fils se résorbent progressivement. L’aspect initial ne préjuge pas du résultat final.

03

Reprendre les activités

Travail et sport selon les contraintes et le contrôle. Rapports et masturbation après cicatrisation complète, souvent autour de 4 à 6 semaines, sur avis médical.

Les risques incluent saignement ou hématome, infection, retard de cicatrisation, œdème prolongé ou désunion. Le résultat esthétique peut différer de vos attentes. Plus rarement : lésion du gland ou de l’urètre, ou rétrécissement du méat, notamment dans certains lichens scléreux.

Questions fréquentes

Vos questions. Nos réponses.

Des repères pour préparer votre échange avec l’urologue.

Les fils doivent-ils être retirés ?

Ils sont habituellement résorbables. L’équipe vous précise les soins et le suivi.

La suite de votre parcours

Préparer vos questions avec votre urologue.

Ces informations complètent les explications de votre équipe. Le traitement et les consignes sont adaptés à votre situation.

Sources et informations

Contenu patient établi à partir des documents fournis par Urologie Versailles. Mise à jour éditoriale : 21 septembre 2026. Les consignes personnelles remises par votre équipe restent la référence.

AFU · Informations aux patients